À l’occasion de la sortie du film Pour le plaisir, qui raconte l’histoire de la fabrication du Womanizer, ce sextoy devenu un immense succès auprès des femmes, j’ai envie de revenir sur une distinction essentielle : celle entre le plaisir mécanique et le plaisir énergétique.
À l’occasion de la sortie du film “Pour le plaisir” qui raconte l’histoire de la fabrication du Womanizer, ce sextoy devenu un immense succès auprès des femmes, j’ai envie de revenir sur une distinction essentielle : celle entre le plaisir mécanique et le plaisir énergétique.
Et il ne faut pas nier que cela peut être intéressant.
Par curiosité.
Par exploration.
Pour découvrir son corps, ses sensations, ses réactions.
Je ne pense pas que le problème soit là.
Parce qu’alors, cela raconte peut-être quelque chose.
Peut-être une difficulté à lâcher prise.
Une difficulté à s’abandonner.
À se laisser traverser par une autre forme de plaisir : un plaisir vivant, imprévisible, relationnel.
Il naît de la communion avec un autre être humain.
D’une présence.
D’un abandon réciproque.
D’une circulation invisible entre deux corps, deux souffles, deux sensibilités.
C’est ce moment où le corps n’est plus seulement stimulé : il est visité. Littéralement.
L’orgasme simultané, par exemple, n’est pas un fantasme de cinéma. C’est une réalité possible lorsque deux personnes sont profondément reliées.
À mes yeux, le plus grand plaisir n’est pas mécanique ou énergétique.
Le plus grand plaisir, c’est lorsque les deux se rencontrent.
Quand le corps est pleinement stimulé, mais que l’âme, le cœur, le lien le sont aussi.
Parce que sinon, on risque de passer à côté du sens profond de la sexualité : la relation.
Et j’ai envie d’ajouter une autre réflexion importante.
Alors la question mérite parfois d’être posée avec honnêteté :
Qu’est-ce qui m’empêche de me toucher moi-même ?
De me caresser ?
De rencontrer mon propre corps directement ?
Est-ce que cela me gêne ?
Est-ce que cela me dégoûte ?
Est-ce que je trouve cela “mal” ?
Qu’est-ce qui m’empêche de me caresser avec mes mains devant l’autre ?
Parce que derrière nos habitudes sexuelles se cachent souvent des croyances, des peurs, des conditionnements dont nous n’avons même plus conscience.
Les objets peuvent être des outils d’exploration.
Mais ils ne remplaceront jamais la puissance d’une présence réelle.
Ni le mystère d’une rencontre vivante.
Si vous avez des difficultés à accéder au plaisir sexuel, n’hésitez pas à vous saisir des ressources que je vous mets à disposition : une masterclass - comment avoir du plaisir sexuel quand on est une femme ? et les stages réservés aux femmes et aux couples. Je vais ouvrir de nouvelles dates prochainement.
Bon week-end,
Thérèse
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